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Demain dés l'aube

Le concept « NoLife » est connu dans le monde des passionnés d'informatique et plus particulièrement des jeux vidéos. Ces Nolifes sont en fait des passionnés qui ne vivent que par leur passion, c'est une véritable addiction,ceux sont des drogués du jeu vidéo, tout le reste passe aux oubliettes. Tel est fond de ce film, même si l'on a quitté le domaine des jeux vidéos.

Dans ce film, on a quasiment à faire à un nolife, un nolife passionné de jeux de guerre, pas de jeux vidéos, mais de batailles historiques en costume. Il n'en est pas tout à fait au point de laisser tomber tout le reste, il a un travail – enfin -ils ont un travail car c'est tout un microcosme qui vie cette passion, qui ne vie réellement que dans ces jeux de rôles.



L'un des deux héros du film est ce nolife, Paul, qui a un frère Mathieu. A la demande de leur mère, Mathieu, l'aîné, va tenter de sortir Paul de cet univers mystérieux et secret où la frontière entre jeu et réalité n'existe pas toujours. Pour y parvenir, il n'aura d'autre choix que d'y basculer à son tour...

La façon de traiter l'addiction dans ce film est vraiment originale car il s'agit bien de ça, d'addiction, proche de la folie pour certain. Le décor est à la fois amusant et inquiétant. La tension monte progressivement jusqu'à basculer dans la drame.



La mise en scène montre la logique sectaire des jeux de rôles dont les participants s'évadent de la réalité vraie pour passer au virtuel qui devient un néo-réel. Le cauchemar naît au milieu de ces personnage à la fois dérangés mais très carrés dans leur rôle. Il n'y a plus de porte de sortie, ou plutôt il n'y en a qu'une.

Le réalisateur Denis Dercourt, trois ans après l'excellent "La tourneuse de page", a été sélectionné par ce film dans la sélection "Un Certain Regard" de Cannes 2009. Les deux acteurs principaux que sont Vincent Pérez dans le rôle du frère ainé Mathieu et Jérémie Rénier dans celui de Paul arrivent à nous tenir en haleine grâce à un scénario et une mise en scène sobres et efficaces. L'ensemble de la distribution est de plus excellente.




Réalisé par : Denis Dercourt
Avec : Vincent Pérez , Jérémie Rénier , Gérald Laroche
Durée : 1h44min

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5 avis pour “Demain dés l'aube”
  1. La mise en scène montre la logique sectaire des jeux de rôles dont les participants s'évadent de la réalité vraie pour passer au virtuel qui devient un néo-réel.

    Bouh, le méchant propos!
    La logique sectaire des jeux de rôles.

    Alors deux choses:
    1- au début de l'article on parle de wargame et on finit accuser les jeux de role qui sont des jeux diamétralement opposées: l'un basé sur des régles précise et s'approche de la simulation tandis que l'autre est un défouloir qui encourage la créativité débridée et la fantaisie.
    2- on ne mélange pas non plus les jeux video et les jeux "réels". Autant un joueur de jeu réel peut se tourner vers le jeu video autant l'inverse est rare.

    Quant aux autres choses, ca reste du lieu commun: le jeux video c'est mal, le jeu de role c'est diabolique... Pourtant je pense qu'il existe beaucoup de tueurs psychopathes qui n'ont jamais touché un jeu de leur vie. Mais bon ce sont de bons coupables. C'est toujours plus difficile de s'attaquer à une société qui génère énormément du mal-être.

    Enfin, le cinéma va se rebiffer contre le jeux video, car ce dernier est devenu le plus gros générateur de profits dans l'industrie du loisir. Les publicitaires se détournent du cinéma pour aller polluer les jeux vidéo. La lutte commence télé vs internet, et cinéma vs jeux video.

    Sinon je conseille à tout le monde l'excellent film Avalon de Mamoru Oshii (le génial auteur des Ghost in the Shell), qui a traité le sujet il y a déjà un bon moment.

    Par Michey | jeudi 8 octobre, 17:24
  2. Rigole  je savais que j'allais te faire réagir Clin d'oeil

    Quand je parle de jeux vidéos c'est parceque c'est de là qu'est venu le nolife il me semble.  Dans ce film il n'est aucunement question de jeu vidéo et je n'ai même pas le souvenir d'avoir le moindre écran dans ce film Clin d'oeil

    Même si dans le film, les joueurs ont une vie en dehors du jeu, c'est une vie par "obligations"
    qui leur permet de s'investir dans le jeu au delà même de la raison pour certains.

    Quand aux jeux de rôles, dans ce film c'est la conjugaison jeu de rôle + nolife  qui abouti à une dérive sectaire. Car il s'agit bien d'une espèce de secte dans ce film.

    Par Tekiro | jeudi 8 octobre, 17:54
  3. Je ne crois pas que le Nolife arrive avec le jeu vidéo. Le Nolife a trouvé son nom avec l'internet. Le net lui a permis d'apparaitre aux yeux du monde, mais existait depuis longtemps voir toujours.

    l'hermite dans sa caverne au milieu de bois etait déjà un no-life
    les religieux enferme dans leur monastère sont des no-lifes
    les fous de guerre de toutes les époques sont des no-lifes
    le cadre sup qui bosse 24h/24 est un no-life
    la femme, mère et femme au foyer qui ne vit que pour sa maison , son chien, son mari et ses enfants est une no-life
    ...



    Pae essence le no-life est sectaire, il vit dans son propre monde. Ce qui dérange dans le no-life d'internet, c'est qu'il a basé sa névrose sur le jeu, une action non productive. Si un no-life se suicide car son personnage de jeu est mort, c'est un crétin qu'il aurait du se faire interner. Si un no-life du boulot se suicide, c'est une victime du système. Pourtant je pense que les deux sont victime de la même chose.


    Par Michey | vendredi 9 octobre, 08:12
  4. Si un no-life se suicide car son personnage de jeu est mort, c'est un crétin qu'il aurait du se faire interner. Si un no-life du boulot se suicide, c'est une victime du système. Pourtant je pense que les deux sont victime de la même chose.    Super  Yessssss!  Caribou

    ... ... Mais je veux voir le film quand même  Super smile

    Par LE BAUDET | vendredi 9 octobre, 16:06
  5. Tu as raison Pierre George il faut le voir Clin d'oeil

    Par Tekiro | vendredi 9 octobre, 18:11
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