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Dopo Mezzanotte, de Davide Ferrario

Le cinéma italien, à quelques exceptions près, c’est du pur bonheur.



Que ce soient les chroniques sociales ou familiales à la Ettore Scola, ou l’incommunicabilité à la Antonioni, ou encore les chroniques sociales et politiques de Francesco Rosi ou Comencini, sans oublier les merveilleux délires Felliniesques, encore et toujours le...

... cinéma italien émeut, amuse, attendrit, fait réfléchir.



Ici le spectateur est pris à partie par le narrateur qui lui raconte la vie de Martino, de l’Angelo et d’Amanda. Mais surtout, en grande vedette, la superbe cinémathèque de Turin. Ce lieu magique est occupé par Martino, jeune veilleur de nuit à l’âme romantique, sensible et taciturne, plus habitué aux frasques de Buster Keaton qu’aux relations humaines. Il trimballe avec lui une vieille petite caméra qui lui permet de faire son propre cinéma.



Pendant ce temps, de l’autre côté de la ville, il y a la « Falchera », le quartier mal famé, où vivent Amanda et l’Angelo, un rouleur de mécanique, plus attendrissant qu’inquiétant, voleur d’autos à la petite semaine, entouré d’une bande de mauvais garçons ou prétendus tels. Et puis il y a Amanda, celle par qui l’histoire arrive. Au départ, elle travaille dans un fast-food où son patron la harcèle quotidiennement pour 5 minutes de fermeture trop avancée parce que sinon elle rate le dernier bus. Un jour, exaspérée, elle lui verse l’huile bouillante sur le pantalon ; le patron porte plainte et pour échapper à la police, elle se réfugie au Mole Antonelliana chez Martino, qui en devient quasiment loquace ! Petit à petit se tisse un lien entre eux, elle découvre le monde plein de poésie et de rêve du jeune homme. Cependant, l’Angelo veille, après tout Amanda lui appartient… enfin croit-il ! Un peu de chaos s’en suivra, mais après tout, on est au cinéma, n’est ce pas ? que serait-il sans triangle amoureux et sans quelques complications…



Il n’y a rien à jeter dans « Dopo Mezzanotte », c’est une histoire drôle, tendre, de presque amitié mais surtout d’amour pour le cinéma d’antan et le magnifique musée du cinéma de Turin. Bien que les critiques cinématographiques aient comparé ce film à « Cinema Paradisio » de Giuseppe Tornatore, j’ai plutôt louché du côté de Fellini, tant pour les personnages que pour l’histoire décalée. Même la musique semble s’inspirer de Nino Rota. Les jeunes acteurs sont parfaits, il n’y a rien à y redire, surtout Giorgio Pasotti qui interprète le fragile et tendre Martino.



Voilà un film de plus à aller voir en courant, parce qu’en sortant de la salle le spectateur se sent content ce qui est toujours un sentiment agréable. Non ?

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