©

La Môme, d'Olivier Dahan

Biopic sur la vie d’Edith Piaf

Il ne faut pas oublier qu’avant d’être quelqu’un de célèbre, Edith Gassion a eu un parcours digne de Cosette. Sa vie aurait inspiré Zola s’il l’avait connue.

De la misère la plus noire de sa petite enfance, jusqu’à la rue où elle chantait , pour terminer sur les scènes les plus prestigieuses du monde,...

... Edith Piaf aura mérité tout le peu de bonheur que la vie lui réservait, car elle ne lui a certainement pas fait le moindre cadeau. Et puis ce n’était pas que l’alcoolisme ou la drogue (pour atténuer ses souffrances physiques) dans la vie de Piaf, il y avait sa foi très profonde qui la portait, sa passion, ses souffrances qui ont bâti sa vie, comme elles bâtissent la vie de chacun de nous.
A cette différence près que nous n’avons ni son talent ni sa voix magnifique.

Fallait-il montrer tout ça ? peut-être pas. Personnellement je ne regrette pas d’avoir vu le film, même si tout ce pathos m’a mise très mal à l’aise, il permet en tout cas d’encore mieux apprécier les chansons qu’elle interprétait avec une voix extraordinaire et sans pareille à ce jour.

Le film cependant est fort décousu, les flash-backs incessants y étant pour beaucoup, mais aussi le fait qu’il y avait tellement de choses à raconter et que finalement deux heures ce n’est pas beaucoup pour toute une vie.

L’interprétation magistrale de Marion Cotillard n’est plus à encenser, tous les critiques cinématographiques s’en sont chargés et à juste titre ; elle est littéralement Edith Piaf ; la synchronisation du play-back est formidable aussi, ce qui a dû représenter un véritable défi. Bravo !
La distribution comprend encore l’émouvant Pascal Greggory, dans le rôle de l’ami fidèle à travers toute la vie, Sylvie Testud en Momonne, Catherine Allégret, la grand-mère paternelle tenancière d’un bordel en Normandie, Gérard Depardieu en Leplée, l’homme qui la découvrit, Marc Barbé en Raymond Asso, l’impresario exigeant qui lui apprendra à s’habiller et à se présenter sur la scène et les parents interprétés par Jean-Paul Rouve et Clotilde Coureau. Cerdan est interprété par Jean-Pierre Martins, que j’ai trouvé un peu trop séduisant.

Avec de mon côté une petite pensée particulière pour Emmanuelle Seigner, une très émouvante Titine, prostituée au grand cœur qui prendra l’enfant Edith sous son aile.

Le réalisateur Olivier Dahan (auteur des Rivières Pourpres II) se défend d’avoir voulu réaliser une biographie ; il a voulu proposer sa vision personnelle de certains épisodes de la vie d’Edith Piaf, moins connus comme son enfance et son adolescence. L’idée lui en est venue après avoir vu une photo d’elle avec Simone Berteaut sa demi-sœur. Entre cette photo-là et les autres, celle de l’icône de la chanson, il y avait un monde que Dahan a voulu offrir au public. Cependant, tout ce qu’il raconte dans son film est exact, il s’est documenté, a lu toutes les biographies écrites sur la chanteuse ; il se veut ni gardien du temple, ni historien. Lui ce qu’il voulait c’était montrer tout ce qui l’émouvait chez Piaf : sa foi, sa cruauté, sa générosité, sa mauvaise foi, son humour, sa manière d’écrire.

Décors et costumes rendent fort bien l’époque. On retrouve un Paris que tout le monde n’a pas nécessairement connu, avec ses personnalités, ses rêves et ses abîmes aussi.

C’est un film que je n’aurais pas vu si on ne m’y avait pas entraînée, mais au final moi non plus « je ne regrette rien », puisque cela m’a permis de réécouter des chansons aussi magnifiques que cet « Hymne à l’Amour ».

Vous pouvez aussi découvrir la bio d'Edith Piaf sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dith_Piaf

Références
Lien à insérer

Si vous citez cet article sur un site, un blog, un forum ou autre contenu web, utilisez l'adresse ci-dessous. Après validation par un administrateur, votre site apparaîtra ci-dessous comme référence.

Ils commentent à distance !

Pour l'heure, personne ne commente sur un autre site web.

Suggestion de mots-clefs : le style et techniques cinematographiques de Oliver Dahan ; olivier dahan la mome wiki ; olivier dahan wiki ;
Discussions
2 avis pour “La Môme, d'Olivier Dahan”

  1. Je sais que certains spectateurs, non avertis du style du film,  ont justement été très déçus de  la partie de la vie choisie. Elles ont même étaient décontancées voire gênées.

    je crois qu'il faut bien dire que c'est un film sur la fin de sa vie, sur sa "déchéance"

    Par Tekiro | dimanche 4 mars, 17:17
  2. et oui tu as raison téki elle n'a pas été vraiment heureuse
    quand j'étais petite fille et que mes parents mettaient un disque de Piaf ça me donnait le cafard pour le restant de la journée Clin d'oeil
    il y avait bien une raison!

    Par mayadine | mardi 6 mars, 09:18
Participer à la discussion (Via le forum)

Vous devez être identifiés pour poster un avis



Mot de passe oublié