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Glenn Gould au-delà du temps, de Bruno Monsaingeon

Il y a un peu plus de vingt ans disparaissait Glenn Herbert Gould, pianiste de génie, né à Toronto Canada. Mais Glenn Gould était bien plus qu’un pianiste de renommée mondiale, il était également essayiste et réalisateur d’émissions de télévision et de radio.

Ses parents détectèrent très tôt ses dons exceptionnels pour la musique ; sa mère...

... lui donna ses premiers cours de piano ; il étudia également l’orgue et c’est avec cet instrument qu’il fit ses débuts publics à l’âge de treize ans. En 1955 il fit une adaptation très personnelle des «célèbres « Variations Goldberg » de Bach ; elles lui valurent une réputation de pianiste dépourvu de sentimentalisme, au jeu puissant.



En 1964 après une carrière fertile en tant que pianiste, il tomba, selon ses propres dires, amoureux du micro et décida de ne plus se produire en public afin de se consacrer autrement à la musique. Toujours selon le musicien « le studio d’enregistrement lui fournit l’ambiance dont il a besoin pour faire de la musique ».



L’un des films les plus célèbres consacré au pianiste est certainement « 32 Short Films About Glenn Gould » de François Girard, tourné en 1993, mais qui était une vie en vignette interprétée par des acteurs.



Bruno Monsaingeon est lui aussi un virtuose du violon et a déjà consacré plusieurs livres à ce musicien hors pair qui fut son ami. Il confirme d’ailleurs lui-même l’influence du pianiste sur son propre travail.



Ici il s’agit donc d’un documentaire, qui mêle documents réels et fiction, aborde le phénomène Glenn Gould de manière assez différente des reportages classiques. C’est le pianiste lui-même qui, au delà du temps, nous parle, nous conte sa vie et sa passion pour la musique, son aversion pour l’école, son besoin de solitude. Il est encore et toujours considéré comme une figure singulière et excentrique dans le monde de la musique.



A aucun instant ce documentaire n’est ennuyeux, au contraire ; le pianiste ayant un humour très pince-sans-rire, ses commentaires vont souvent rire le spectateur, emballé par les interprétations de diverses pièces musicales de Bach à Beethoven, en passant par Brahms, Schubert et beaucoup d’autres.
Le film permet également de découvrir une composition personnelle de Glenn Gould, interprétée au piano par Emile Naoumoff.



On y découvre aussi quelques belles images du Nord du Canada, grâce aux images d’archives sur la vie de ce génie du piano, véritable légende dans le monde musical. Un docu incontournable quand on s’intéresse à la fois au cinéma et à la musique.



Pour les cinéphiles, je rappelle que les fameuses « Variations Goldberg » ont été choisies comme musique du film « Solaris » de Steven Soderbergh.

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