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Zwartboek, de Paul Verhoeven

« Tout survivant a quelque chose à se reprocher. »

Rachel, devenue désormais Ellis de Vries, accepte de travailler pour ceux qui l’ont sauvée, elle veut venger sa famille, coûte que coûte, même puisqu’il le faut « pactiser » avec l’ennemi. Elle accepte de devenir la maîtresse du lieutenant allemand afin d’aider à sauver ceux que la...

... Gestapo emprisonne et torture dans les caves d’une demeure patricienne.

Hélas à chaque mission de sauvetage, les nazis attendent les résistants ; y aurait-il donc un traître parmi eux ? Au cours de la toute dernière tentative de sauvetage du fils du chef des résistants, la mission tourne au massacre pour les résistants. La jeune femme sera arrêtée par les nazis, tout comme le lieutenant allemand s’étant opposé à fusiller des otages.

La libération est enfin là, les épurations vont commencer et Ellis/Rachel, une fois encore sera prise dans la tourmente, pourtant elle reste déterminée à découvrir le traître ayant fait massacrer sa famille et ses amis.

J’hésitais à encore voir un film réalisé par Paul Verhoeven, l’auteur du célébrissime « Basic Instinct », de l’épouvantable navet qu’était « Showgirls », du nanar devenu film culte « Starship Troopers ». Sans oublier « Robocop » et « Total Recall ».

Cependant je me suis aussi souvenue que c’était ce même Verhoeven à qui l’on devait les excellents « Turks Fruit » et « Keetje Tippel » avant qu’Hollywood ne lui gâte son talent.

« Zwartboek » heureusement échappe à la série noire et offre au spectateur une sombre page de l’histoire des Pays-Bas à la fin de la seconde guerre mondiale, le scénario étant basé sur des faits réels.

Les traîtres et les héros ne sont pas nécessairement ceux que l’on croit, plus rien n’est très net. Bien qu’il utilise des ficelles ayant servi maintes fois, ce film de guerre et de résistance, montrant aussi les excès à la libération (humiliations, exécutions sommaires). Le film ne tombe pas non plus dans le manichéen, les bons, les vilains, les mauvais ne sont pas nécessairement du même côté.

Le film montre aussi à quel point l’antisémitisme régnait parmi les résistants, ce qui n’est pas leur côté le plus sympathique, loin s’en faut.

Tout le film repose sur la ravissante et talentueuse Carice van Houten ; le lieutenant allemand qui ne veut plus tuer, qui en a marre de cette sale guerre, est interprété par l’acteur allemand Sebastian Koch. Son sergent, le sadique Franken, une vraie bête celui-là, est interprété par Waldemar Kobus et il en fait réellement un personnage des plus odieux.
Le chef de la résistance et son principal lieutenant sont tous deux interprétés magistralement par Thom Hoffman et Derek de Lint, acteurs d’origine néerlandaise.

Il faut encore citer Halina Reijn, en « Ronnie », la sympathique jeune femme qui aidera Ellis/Rachel du mieux qu’elle le peut.

De part son sujet : une jeune femme jetée dans la gueule du loup afin de transmettre des informations, ce film de guerre m’a fait penser à « Notorious » (1946) d’Alfred Hitchcock, avec Cary Grant & une Ingrid Bergman fragile et courageuse, mais aussi à « Ten Seconds to Hell » de Robert Aldrich (1959) avec Martine Carol et Jack Palance. Dans ces films, les apparences étaient également trompeuses et une jeune femme se retrouvait dans une situation des plus ambiguës.

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