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Jean-Philippe, de Laurent Tuel

Fabrice est non seulement fan de Johnny Hallyday mais il possède aussi la plus grande collection d’objets relatifs à celui qu’il considère comme la plus grande vedette française. Sa fille s’appelle Laura, son épouse est jalouse parce qu’il oublie son anniversaire mais pas celui du chanteur, bref Johnny Hallyday lui permet de tenir le coup dans sa...

... petite vie étriquée.



Et quelle horreur ! un matin, Fabrice se réveille dans une dimension parallèle où personne n’a jamais entendu parler de Johnny Hallyday ; dans ce monde là l’idole de la chanson se nomme Chris Summer. Fabrice ne retrouve rien non plus de sa fabuleuse collection, tout a disparu, bref il est en plein cauchemar.



Pourtant il ne s’avoue pas vaincu ; lui il sait que Johnny a existé, il va donc tenter de le retrouver en se servant du patronyme de son idole, qu’il découvre en patron fatigué d’un bowling de banlieue. Et il se rend compte que ce Jean-Philippe Smet qui chanta il y a quarante ans, rata le coche du vedettariat à cause d’un accident de scooter. Ce n’est pas cela qui va arrêter Fabrice et il décide de prendre les choses en main et de retransformer Jean-Philippe en Johnny.



J’aime beaucoup Fabrice Luchini malgré ses tics et le fait qu’à chaque fois, il fait son « numéro », totalement au point d’ailleurs. On parle souvent de cabotinage à son sujet – si on veut … après tout c’est aussi ce que l’on disait de Pierre Brasseur, Sacha Guitry, Louis Jouvet et quelques autres.



Je suis également une fan (plus modérée) de Johnny Hallyday, surtout de sa Rock & Roll Attitude concoctée par l’inoubliable Michel Berger. Un film les réunissant devait forcément me plaire et je n’ai pas été déçue ? A côté d’un Luchini déchaîné, Johnny – au demeurant un bon acteur (voir « L’homme du train ») joue tout en sobriété, bon enfant, avec un petit éclat ironique dans ses yeux d’aigue-marine et un petit sourire en coin. Plein de clins d’œil à la vie privée de l’artiste sont faits au spectateur qui sourit beaucoup.



J’ignore si c’est pour des raisons de marketing ou si c’est la réalité, mais les deux sont paraît-il de bons copains dans la vie aussi ; en tout cas la mayonnaise entre les deux compères prend bien, ils ont l’air de beaucoup s’amuser et le spectateur avec eux.



Le metteur en scène Laurent Tuel a utilisé la même technique que Peter Howitt dans « Sliding Doors » ou de l’écrivain E.E. Schmitt dans « La Part de l’autre », à savoir que ce serait-il produit si à un certain moment quelque chose aurait modifié votre vie ?



Dans les rôles secondaires c’est Elodie Bollée, dans le rôle de la fille de Fabrice qui m’a le plus convaincue. Ce film sympathique se termine aussi par une amusante surprise. Il ne restera probablement pas pendant dix ans dans ma mémoire, mais il détend et amuse. Que souhaiter de plus une après-midi de temps pluvieux ?

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