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Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valerie Feris

Une famille dysfonctionnelle, mais on aimerait bien en faire partie.

Le grand-père d’Olive (un absolument génial Alan Arkin), à lui seul, vaut le déplacement : vieux râleur libidineux, renvoyé de la maison de repos parce qu’il se shootait à l’héroïne. Or il estime que vu ce qu’il payait dans cet endroit si cher, il aurait au moins eu le...

... droit de faire ce que bon lui semble, du moins à son âge. Car il conseille vivement à ses petits-enfants de ne toucher à la drogue à aucun prétexte.

Richard, le chef de famille, est l’auteur d’une méthode en 9 points, comme les aiment les Américains, pour réussir dans la vie. Car tout le monde le sait, dans la vie il y a les perdants et les gagnants. Le frère d’Olive, ado amateur de Nietzsche, a décidé de ne plus parler jusqu’à ce qu’il puisse réaliser son rêve de devenir pilote. Son oncle, intellectuel spécialiste de Proust et homosexuel, a fait une tentative de suicide après avoir et perdu son amant, et perdu son boulot. Il a aussi raté son suicide et est donc confié à sa sœur Sheryl, épouse commençant à montrer des signes de fatigue familiale.
Et tout ce petit monde s’embarque pour la Californie car, ô surprise, Olive peut se présente au célèbre concours de beauté « Little Miss Sunshine ».

Incontestablement le film à voir, celui dont on a le moins parlé et qui vaut réellement le détour. Bref le « road movie » qui ne donne peut-être pas vraiment envie de partir en famille, mais on tenterait bien l’expérience.

Là où « BABEL » tombe totalement dans le pathos et les clichés, « Little Miss Sunshine » prend le parti de l’humour et c’est nettement plus percutant. Les aventures tragi-comiques de la famille Hoover sont à la fois drôles et émouvantes, pleines de rebondissements, les unes hilarantes (je vous recommande la fin !) ou les autres, grinçantes.
Voir toutes ces gamines de 7 ans « déguisées » en reines de beauté est à la fois affreux et pathétiques, et dire que ça c’est la partie du film qui est totalement vraie !

Voici encore un film présenté au Festival de Sundance (en 2005 ; décidément, ce qui sort de là est réellement très bon. De plus « Little Miss Sunshine » aussi été présenté en compétition officielle au Festival du Film Américain à Deauville.

Outre Alan Arkin, déjà cité et pour qui il faut absolument voir ce film, tous les comédiens sont formidables. De la sympathie Toni Collette, qui n’est peut être pas l’actrice la plus glamour d’Hollywood mais certainement l’une des plus convaincantes, à Steve Carrell dans le rôle de son frère « le meilleur spécialiste de Proust », sans oublier Greg Kinnear, le père qui veut absolument réussir dans la vie.

Mention spéciale à Paul Dano en ado dégoûté et revenu de tout – à 15 ans ! et bien sûr à la petite Abigail Breslin qui interprète Olive Hoover, petit bouchon binoclard manquant de confiance en elle, avec beaucoup de gentillesse.
Et petite mention au capricieux bus VW dans lequel toute la famille embarque pour ce périple vers la Californie, réservant quelques bons moments au spectateur.

« Little Miss Sunshine » est le premier film pour grand écran des époux Dayton/Paris, cinéastes ayant un long passé de videoclips et musique : ils ont travaillé avec R.E.M., Red Hot Chili Peppers, et quelques autres.
Leur projet « Little Miss Sunshine » a mis cinq ans avant de pouvoir être réalisé en raison d’un problème de financement ; le projet coûtait 8 millions de dollars (quasi rien quoi à côté de certains « blockbusters », mais la production n’arrivait pas à les rassembler afin de commencer la mise en chantier.

Quelle chance qu’ils y soient arrivés, car le film réserve réellement quelques bonnes petites surprises.

A voir absolument, bonne humeur garantie.

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